Skip links

Chirurgie des cicatrices et séquelles de brûlure

Chirurgie des cicatrices et séquelles de brûlure

Chirurgie cutanée > Cicatrices et brûlures

Chirurgie cutanée > Cicatrices et brûlures

Au cours de la vie, la peau peut subir des agressions extérieures suite à des plaies par traumatisme ou chirurgicales, des brûlures, … Malgré les qualités remarquables qu’elle présente (potentiel de régénération, élasticité, plasticité…) ces agressions vont entraîner des cicatrices dont l’évolution est très variable d’un individu à l’autre.

Lorsque ces cicatrices deviennent disgracieuses ou pathologiques, ou qu’il s’agit de séquelles de brûlures, il existe des procédés chirurgicaux pour en améliorer l’aspect.

Voici les explications du Docteur Jonathan FRAY, chirurgien esthétique pratiquant la chirurgie des cicatrices et séquelles de brûlures à la Réunion.

Les différents types de cicatrices et techniques de chirurgie

Solutions chirurgicales

Quels types de cicatrices pathologiques existent ? Quelles sont les solutions chirurgicales possibles pour les cicatrices et les séquelles de brûlure ? Voici quelques points importants à connaitre avant d’entreprendre ce type de chirurgie réparatrice.

Il est important de comprendre que comme une cicatrice met environ 1 an avant d’être stabilisée, il ne faut pas l’opérer avant ce délai, car souvent, le temps est bénéfique.

Les cicatrices disgracieuses : elles présentent simplement un aspect esthétique imparfait. On souhaite qu’une cicatrice soit discrète, c’est-à-dire fine, plate, rectiligne, de couleur proche de celle de la peau normale, et si possible dissimulée dans un pli naturel ou dans les lignes de moindre tension du visage.

Les cicatrices élargies ou hypertrophiques : la cicatrice n’est pas assez fine, voire elle présente un petit degré de surélévation qui la rend plus visible.

Les cicatrices chéloïdes : ce sont des cicatrices en relief (comme des pinces de crabe), de coloration foncée, et qui entraînent des démangeaisons (elles grattent). Leur évolution est imprévisible. Elles sont plus fréquentes chez les peaux mates ou métissées. Leur traitement est délicat et soumis à de fréquentes récidives.

Le laser : il est utile pour améliorer la coloration des cicatrices

La chirurgie de reprise de cicatrice : l’intervention consiste à enlever la cicatrice, et à refaire une suture plus fine. On remplace la cicatrice initiale par une nouvelle cicatrice que l’on espère plus discrète et moins gênante. Elle s’adresse à tous types de cicatrices.

Les injections de corticoïdes retard (Kenacort®) : on réalise une injection au cabinet de corticoïdes retard à l’intérieur de la cicatrice, de façon très superficielle. Elle s’adresse aux cicatrices hypertrophiques et surtout chéloïdes. Les injections entraînent la plupart du temps une amélioration de la cicatrice, qui va s’aplatir, s’éclaircir, et les démangeaisons vont diminuer ou s’arrêter. Il faut généralement répéter les injections tous les 2 mois, et parfois 5 à 6 injections peuvent s’avérer nécessaires pour obtenir un bon rendu. On peut parfois les coupler avec une reprise chirurgicale de la cicatrice avec exérèse intra-chéloïdienne et injection de Kenacort®.

Les exérèses itératives : elles consistent à réaliser une exérèse incomplète de la cicatrice en fuseau, c’est-à-dire d’en enlever un petit morceau, mais d’en laisser volontairement. Puis, on réalisera 3 à 6 mois plus tard une autre exérèse incomplète, et ce jusqu’à avoir réussi à enlever complètement la cicatrice de brûlure. Cela s’adresse à des cicatrices de taille petite à modérée. Elle présente l’avantage d’être simple à réaliser, mais aussi les inconvénients de nécessiter plusieurs temps opératoires, et le risque d’avoir une cicatrice finale élargie à force d’avoir tiré sur la peau.

La greffe de peau : elle consiste dans un 1er temps à enlever la zone de cicatrice de brûlure, puis à prendre une fine couche de peau sur un site donneur (racine de cuisse souvent, ou fesses, ou cuir chevelu,…), et de la mettre en place sur le site receveur. La greffe est maintenue plaquée 3 à 5 jours par un pansement. Elle peut s’adresser à des cicatrices de taille modérée à grande.

Le derme artificiel : c’est une matrice dermique, qui va complètement s’intégrer à la peau, et va remplacer le sous-sol dermique qui aurait disparu après une brûlure. Une fois la peau brûlée enlevée, on le met en place exactement comme une greffe de peau. Pendant 3 semaines, on réalise des pansements soigneux pour éviter l’infection. Puis, on réalise une greffe de peau mince qu’on applique sur ce derme artificiel, qui aura remplacé le derme, et qui fournira un sous-sol de qualité pour accueillir la greffe de peau. Le gros avantage est que ce derme artificiel offre des résultats spectaculaires au niveau des qualités de la peau greffée qui retrouve de l’élasticité et une souplesse. Les inconvénients sont qu’il nécessite 2 temps opératoires, et qu’il présente un risque d’infection entre les 2 opérations pouvant conduire à l’échec.

Les lambeaux ou plasties locales : ce sont des morceaux de peau, de graisse, de muscle, d’os… reliés à l’organisme par des vaisseaux pour assurer leur survie. Une fois découpés, ils vont pouvoir être mobilisées :

  • soit à proximité : ce sont les lambeaux locaux qui restent attachés.
  • soit à distance : ce sont les lambeaux libres, dont les vaisseaux sont temporairement coupés et rebranchés sous microscope sur la zone à couvrir.

Pour les séquelles de brûlures, il est fréquent d’utiliser des plasties en « Z », qui permettent de changer l’orientation des forces de traction d’une cicatrice, et qui sont donc adaptées au traitement des brides rétractiles.

Photo avant après

Photos avant après de chirurgie des cicatrices et brûlures

Des photos avant après de chirurgie réparatrice des cicatrices et brûlures pourront vous être présentées lors de votre consultation avec le Docteur Fray afin de vous aider dans votre choix.

* Les photos sont publiées avec l’autorisation des patients, compte tenu de mon engagement à préserver leur anonymat.

Les étapes de l’intervention

Consultation pré-opératoire

Dans la mesure où il s’agit dans la majorité des cas d’un acte de chirurgie plastique, 1 seule consultation avec le chirurgien peut suffire.

Au cours de cette consultation, je vous informerai des modalités de l’opération, je vous expliquerai l’emplacement des cicatrices, à l’aide de photos, de mesures, toujours dans l’idée d’une harmonie avec votre morphologie.

Je vous informerai des bénéfices, risques et complications liés à l’intervention en vous remettant et expliquant la fiche d’information de la SOFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique, la société savante des chirurgiens plasticiens) correspondant à la chirurgie des cicatrices et des séquelles de brûlures.
Je répondrai à toutes vos questions au sujet de votre future opération.

Le tabac favorisant toutes les complications et notamment la nécrose (mort) de la peau, il devra être impérativement arrêté 1 mois avant et 1 mois après l’opération. À cet effet, une consultation avec un tabacologue est conseillée.

Nous validerons alors l’opération et nous fixerons une date opératoire.
Un devis vous sera remis, ainsi qu’un consentement éclairé (document attestant que vous avez lu et compris le déroulement de l’opération).

Une consultation avec l’anesthésiste 1 à 2 semaines auparavant peut être nécessaire pour qu’il vous informe au sujet de l’anesthésie et vous prescrive au besoin un bilan biologique.
Il vous informera des modalités de prise en charge de la douleur après la chirurgie.

Votre chirurgien : Dr Jonathan Fray

Le Dr Fray est chirurgien plastique à la Réunion, spécialiste de la chirurgie  réparatrice des cicatrices et des séquelles de brûlure.

En savoir plus sur le Dr Fray

Les étapes de l’intervention

Le jour de l’intervention

Les injections de corticoïdes retard ont lieu au cabinet, et ne nécessitent pas d’hospitalisation.

Dans les cas simples d’exérèses ou de petites plasties en Z, l’intervention a généralement lieu sous anesthésie locale et dure environ 30 à 45 minutes. Elle est réalisée en chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire que vous rentrez à domicile le jour même.

Dans les cas de chirurgie plus délabrante, nécessitant une greffe de peau, du derme artificiel ou un lambeau, l’opération peut durer plusieurs heures, et nécessite alors une hospitalisation de quelques jours : vous entrez la veille de la chirurgie, et sortez dès que votre état le permet. Ces opérations sont plus volontiers réalisées en centre hospitalier.

Avant l’opération, je passerai vous dire bonjour le matin, et réaliser les dessins opératoires.

Au cours de l’opération, je réalise l’exérèse de la zone cicatricielle, qui est envoyée au laboratoire pour analyse. Puis, si la perte de substance est de grande taille, la couverture est réalisée par une greffe de peau, un derme artificiel ou un lambeau. Sinon, la fermeture est réalisée à l’aide de points de suture enfouis sous la peau et résorbables, pour une cicatrice la plus discrète possible.

Après l’intervention, je passerai vous voir pour m’assurer que tout va bien. Puis votre sortie sera validée, et je vous remettrai les ordonnances pour le pansement, ainsi que les consignes post-opératoires.

Les étapes de l’intervention

Le post-opératoire

Immédiat

Les antalgiques vous aideront à soulager les douleurs, qui sont généralement peu intenses.
Un oedème (gonflement) et des ecchymoses (bleus) sont assez fréquents les 15 premiers jours. Ils régresseront spontanément.

Le lendemain de votre sortie, le pansement devra être refait par une infirmière à domicile, et ce jusqu’à cicatrisation, au bout d’une semaine environ.

Pendant environ 1 mois, il ne faudra pas faire de sport, ni efforts physiques intenses, ni soulèvement de charge lourde, pour éviter un élargissement de votre cicatrice.

Un arrêt de travail de 15 à 21 jours vous sera remis.

Le suivi

Je vous reverrai entre 1 à 3 semaines après la chirurgie pour m’assurer que tout va bien, et qu’il n’y a pas de complication. Le retour à la vie sociale sera alors en général possible.

Il faudra appliquer une crème hydratante sur vos cicatrices et réaliser des massages doux pour les assouplir. Et bien sûr les protéger du soleil la première année à l’aide d’une crème écran total.

Une consultation de contrôle aura lieu au 3ème mois. C’est à ce moment que la majorité de l’oedème aura disparu, et que l’on aura une bonne idée du rendu morphologique.

Les autres consultations de contrôle auront lieu au 6ème mois, puis à 1 an où l’on aura obtenu l’effet final en terme de cicatrice.

Questions fréquentes sur les cicatrices et brûlures

Voici une liste des questions les plus fréquemment posées au Dr Fray lors de ses consultations pour une chirurgie réparatrice des cicatrices et séquelles de brûlure.

Grace aux différentes techniques utilisées pour améliorer l’aspect à la fois esthétique et fonctionnel, il est fréquent de réussir à obtenir des nouvelles cicatrices nettement plus discrètes que les cicatrices pathologiques ou de brûlures initiales : finesse, souplesse, élasticité, coloration sont généralement obtenus après une chirurgie des cicatrices.
Mais il faut garder à l’esprit que ces nouvelles cicatrices seront malgré tout visibles à vie. Elles seront rosées ou violacées les 3 premiers mois. Et si vous respectez bien les consignes d’hydratation, de massage et de photoprotection, vos cicatrices devraient être très discrètes à 1 an de la chirurgie.

Non, cette chirurgie n’est habituellement pas trop douloureuse, et les éventuelles douleurs seront facilement calmées par des antalgiques standards.

Les fibres nerveuses abîmées par une brûlure peuvent parfois repousser, mais cela peut prendre 12 à 18 mois. Attention en revanche, la chirurgie des séquelles de brûlures ne fait pas revenir une sensibilité perdue il y a plusieurs années.

Honoraires de l’intervention

Les frais relatifs à la chirurgie des cicatrices et séquelles de brûlures sont compris entre 150€ et 600€. Ils comprennent d’une part les honoraires chirurgicaux, et d’autre part les frais en rapport avec l’hospitalisation dans la clinique, avec le bloc opératoire et l’anesthésie.

Dans la plupart des cas, la sécurité sociale peut participer à la prise en charge de l’intervention. Cette possibilité sera évaluée lors de la consultation.

Il est important de savoir que la plupart des mutuelles complémentaires peuvent rembourser tout ou une partie de ces honoraires.

Besoin de plus d’information sur la chirurgie des cicatrices et séquelles de brûlure à la Réunion ?

Le Dr Fray vous propose de consulter la fiche d’information éditée par la SOFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique) ou de prendre RDV avec lui pour un conseil personnalisé.

Téléchargez la fiche de la SOFCPRE
Prendre RDV avec le Dr Fray